Certains dossiers de réflexion générale sur le thème sont proposés et peuvent être repérés par la vignette : DOCUMENT RESSOURCE
Observatoires et liens utiles
INSEE : www.insee.fr
Observatoire des Territoires : www.observatoire-des-territoires.gouv.fr
OVIFEM (Observatoire des Violences envers les Femmes Martinique) : www.ovifem.alefpa.fr
Auteur : Réseau national des centres de ressources politiques de la ville (RNCRPV)Afin d’évaluer la prise en compte réelle de l’Egalité Femme Homme dans la nouvelle génération de contrats de ville le Réseau national des centres de ressources politiques de la ville (RNCRPV) a mené, à travers son groupe de travail « égalité femmes-hommes », une analyse des contrats dans six régions, trois départements d’Île-de-France et un département-région d’outre-mer. Les femmes habitant en quartiers prioritaires de la ville (QPV) subissent encore de multiples inégalités croisées : chômage, isolement, freins aux mobilités, précarités, préjugés persistants, etc. L’EFH reste donc un enjeu des contrats « Engagement Quartiers 2030 ».
Au 1er janvier 2023, la population de la France hors Mayotte s’établit officiellement à 68 094 000 habitants. Elle augmente en moyenne de +0,39 % par an entre 2017 et 2023, comme entre 2012 et 2017. D’une période à l’autre, la contribution du solde naturel passe annuellement de +0,34 % à +0,15 %. Il ne contribue plus que faiblement à la croissance de la population française.
Au 1er janvier 2023, 360 630 personnes résident en Martinique, soit 12 000 de moins qu’en 2017. La baisse moyenne de 0,5 % par an depuis 2017 est moins marquée que celle de la période quinquennale précédente. Elle s’explique par des départs du territoire plus nombreux que les arrivées.
En 2022, les ménages dits « complexes » sont plus fréquents dans les DOM que dans l’Hexagone, particulièrement les ménages qui regroupent un noyau familial et au moins un ascendant ou descendant. Ces ménages multigénérationnels représentent jusqu’à 5 % des ménages dans certains DOM, contre 1 % dans l’Hexagone.
Dans une trajectoire démographique et sanitaire médiane, le nombre de seniors en perte d’autonomie augmenterait jusqu’aux années 2050 pour approcher 2,8 millions. C’est la conséquence directe du vieillissement de la population – les seniors devenant à la fois plus nombreux et en moyenne plus âgés – atténuée par l’amélioration de l’état de santé à âge donné. Entre 2021 et les années 2050, l’augmentation serait plus marquée dans l’ouest de l’Hexagone, en Île‑de‑France hors Paris et dans les départements d’outre-mer. Ces territoires, moins âgés en 2021 que ceux du centre ou du nord‑est, cumuleraient vieillissement de la population et arrivée de seniors depuis les métropoles et le nord‑est de la France.
Auteur : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. Cette nouvelle version du baromètre propose une trentaine d’indicateurs autour de la situation sociale et de la vie en société, des transitions démographiques, économiques et écologiques, et de l’accès aux équipements et aux services. De nouvelles problématiques comme le vieillissement ou les aléas liés au changement climatique ont été ajoutées. Les thématiques sont présentées sont forme notamment de cartographie par territoires.
Auteur : Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé. Le plus souvent, la présentation du différentiel hommes femmes est privilégiée plutôt que la présentation des valeurs spécifiques à chaque sexe. Cette publication illustre une approche à l’échelle des territoires et montre ainsi les variations de ces différences géographiques, le plus souvent entre les départements français y compris ultramarins. Elle présente une sélection d’indicateurs portant sur les caractéristiques sociodémographiques, l’état de santé, les déterminants de santé et l’accès aux soins.
Auteur : Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté. La délégation a organisé une rencontre nationale le 20 mai 2025 où se sont rassemblés des acteurs venus de toute la France : institutions, associations, élus, chercheurs, familles concernées. Cette journée a permis de poser les termes du débat, de croiser les regards, de formuler des pistes d’action concrètes dont est issu ce livret. Une partie est consacré aux familles monoparentales en outre-mer.
Le panorama statistique «Cohésion sociale, Travail, Emploi» présente les données départementales et régionales homogènes sur la démographie, la pauvreté, la précarité et l’exclusion, le handicap et la dépendance, le logement et l’hébergement, la jeunesse, l’enfance et la protection de l'enfance, la délivrance de certains diplômes (professions sociales), les jeunes ni en études, ni en emploi, ni en formation (NEET), l'emploi des séniors, le cumul emploi-retraite.
Producteur : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT). Le programme Action Cœur de ville vise à soutenir l'attractivité des villes moyennes, de métropole et d'Outre-mer, qui exercent un rôle de centralité pour l'ensemble de leur territoire. Cet Atlas présente, sous forme cartographique et de chiffres-clés, les résultats concrets et les premiers impacts de cette politique interministérielle.
Document ressource
Producteur : Sénat au nom de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport
Face à la baisse constante de la natalité en France, la révision de la carte scolaire se répète et est source de tensions entre l'ensemble des acteurs. Face à ce constat, la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport estime nécessaire que l'élaboration de la carte scolaire résulte d'une réflexion stratégique à moyen terme.
Au 1er janvier 2025, la population de la Martinique est estimée à 355 500 habitants. Le recul démographique se poursuit en Martinique. En 2024, la population diminue en raison du déficit des soldes naturel et migratoire, tous deux négatifs pour la 5e année consécutive. Les naissances reculent et la fécondité est inférieure à celle de la France hexagonale. Le nombre de décès et l’espérance de vie sont stables sur un an. La Martinique reste la région où la part des personnes de 60 ans et plus est la plus élevée depuis trois ans et l’exode des jeunes continue.
Auteur : Assemblée nationale. Au nom de la délégation aux Outre-mer en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la situation démographique des outre-mer et le maintien des forces vives dans ces territoires. Le document expose en détail les évolutions des populations de chaque territoire ultramarin.
Cette étude se focalise sur les unités urbaines de plus de 10 000 habitants de France métropolitaine, de La Réunion et de Martinique.
Cet Atlas présente, sous forme cartographique et de chiffres-clés, des indicateurs illustrant les résultats concrets et les premiers impacts du programme Action Coeur de Ville, politique interministérielle et partenariale volontariste sui vise à soutenir l'attractivité des villes moyennes, de métropole et d'Outre-mer.
L’Insee a publié le 8 mars 2024 un dossier sur l'égalité femmes-hommes en Martinique dans le cadre d'un partenariat avec le ministère chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte conre les discrimination. Chaque région présente des chiffres clés sur cinq thématiques (démographie, enseignement-éducation, conditions de vie, travail-emploi, salaires) permettant une comparaison au niveau national, régional et départemental.
En 2020, a population diminue dans six territoires des Caraïbes, regroupant 1,4 % de la population : les îles Vierges américaines, Porto Rico, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Martinique, la Guadeloupe et la Dominique.
En Martinique, en 2022, 13 % des adultes de 18 à 64 ans rencontrent des difficultés face à l’écrit, dont 9 % des difficultés jugées fortes. Les difficultés en calcul concernent 21 % des adultes.
L’Insee a publié en octobre 2023 le Panorama de la pauvreté en Martinique qui met à jour une diversité de situations individuelles et territoriales. L'approche monétaire a été privilégiée car elle est la seule qui permette une analyse fine d'un point de vue géographique, à un niveau régional ou infra-régional.
Cette publication regroupe les programmes d’action de quatre territoires ainsi que six pistes d’action d’envergure nationale issues de la Fabrique Prospective “Comment renforcer l'accessibilité à une alimentation durable et de qualité pour tous dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ?“. Des pistes de réflexion pour comprendre comment donner accès à une alimentation durable dans les QPV.
Auteur : Agence Nationale de la Cohésion du Territoire / Fabriques Prospectives. De janvier 2022 à janvier 2023, L'ANCT a organisé une Fabrique prospective intitulée “Dans un monde en transition, être sénior demain dans une petite ville“. Huit communes ont été accompagnée pendant un an, dont Sainte-Marie en Martinique.
Producteur : Haut Conseil de la Famille, de l'Enfance et de l'Age (HCFEA)
Le HCFEA a souhaité réaliser, de manière transversale entre ses trois conseils, un rapport sur « La situation des familles, des enfants et des personnes âgées vulnérables dans les départements et régions d’Outre-mer (Drom) : réalités sociales et politiques menées ». Le présent rapport est la contribution du Conseil de la famille du HCFEA à ce dossier.
Producteur : France Stratégie Le troisième rapport annuel du comité d’évaluation de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté 2018-2022, présidé par Louis Schweitzer et hébergé par France Stratégie, fait le point sur la Stratégie en cours de mise en œuvre et ouvre des perspectives pour une Stratégie 2023-2027.
Producteur : Observatoire des Territoires. Ce premier cahier du 9e rapport de l’Observatoire des territoires (2021-2022) «Territoires et transitions» analyse les dynamiques démographiques dans le temps long à différentes échelles géographiques, éclairant les transitions à l’oeuvre et les trajectoires diverses des territoires.
Cet ouvrage apporte un éclairage sur plus d’un an de crise sanitaire, aux conséquences économiques et sociales inédites : Comment ont évolué la mortalité et la santé de la population au cours des différentes vagues ? Quel a été le niveau d’adoption des mesures de prévention ? Comment le système de soin a-t-il été impacté ? Quels territoires ont été les plus touchés par la baisse des naissances observée neuf mois après le premier confinement ? Quelles sont les conséquences de la crise sur les revenus des ménages et sur le marché de l’emploi ? Comment les jeunes ont-ils vécu cette crise ?
L’enquête ÉPICOV, menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) depuis le début de la crise sanitaire, a notamment pour objectif de mesurer les liens entre les conditions de vie et l’exposition au virus. Elle porte sur 135 000 personnes représentatives de la population âgées de 15 ans ou plus en 2020, en France métropolitaine, en Martinique, en Guadeloupe et à La Réunion, à l’exception des personnes détenues en prison ou résidant en EHPAD. L’exploitation développée ici concerne la première vague (mai 2020).
A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, un document synthétisant les principaux résultats des violences faites aux femmes au cours des 12 derniers mois en Outre-mer et en métropole est disponible dans la rubrique téléchargement. Les premiers résultats de l’enquête Virage dans les Outre-mer pour la population réunionnaise ont été présentés à Saint-Denis de La Réunion à l’occasion du 8 mars 2019. Les premiers résultats de cette enquête concernant la Martinique l’ont été à Fort-de-France le 22 novembre et ceux pour la Guadeloupe, à Basse-Terre le 25 novembre 2019.
Cet atlas, conçu par les services de l’Agence Nationale à la Cohésion des Territoires, propose une approche synthétique en cartes et graphiques de la situation des départe- ments français métropolitains et ultramarins. L’échelle départe- mentale est particulièrement stratégique pour l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), qui s’appuie sur le réseau ter- ritorial des préfets de département.
Le huitième rapport de l'Observatoire des territoires intitulé « La France en douze portraits » dresse douze portraits en autant de planches cartographiques portant sur les évolutions démographiques, les dynamiques des entreprises et emplois industriels, les niveaux de vie des ménages, les recettes des collectivités territoriales, les tensions sur le parc de logements, l’artificialisation des sols, les lieux de résidences et lieux de travail, les mobilités résidentielles, l’accès aux infrastructures de transport, les pratiques des transports quotidiens, les centralités d’équipements et de services, l’accessibilité au numérique et usages.
Cet ouvrage offre un panorama des questions économiques, sociales et environnementales au niveau territorial. En utilisant les zonages d’études actualisés en 2020, l’ouvrage fait le point sur les disparités géographiques en France, sur les forces et faiblesses des divers territoires ainsi que sur les conditions de vie de la population.
En 2019, en France, 12,9 % des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET). Si les femmes sont globalement plus souvent dans cette situation que les hommes, ce n’est le cas qu’à partir de 22 ans. En effet, elles sont plus souvent en études auparavant, puis inactives avec l’arrivée des premiers enfants. L’écart entre les femmes et les hommes se réduit depuis 2003. Il est aussi moins important que dans l’ensemble de l’Union européenne. Quant à la part de NEET elle-même, elle est légèrement plus élevée en France.
Auteur : Observatoire des Territoires. La participation des femmes à la population active est aujourd'hui presque équivalente à celle des hommes (49 % de femmes contre 51 % d'hommes). Cependant, en France comme dans tous les pays européens, les conditions d’emploi des femmes sont moins favorables que celles des hommes (davantage de recours au temps partiel, une précarité de l’emploi accrue...), contribuant à expliquer un écart de rémunération qui peine à se résorber (environ 25 % de moins).
Producteur : Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation présente l'édition 2021 "ESRI - Vers l'égalité femmes-hommes ?". À travers 60 chiffres clés se trouve illustrée la situation de l'égalité femmes-hommes, dans les pays de l'Union européenne et en France, à la lumière de données statistiques récentes sur les étudiants, les diplômés, les personnels (enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels de soutien...) et les instances de gouvernance de l'enseignement supérieur et la recherche.
Dans cette édition, la vue d’ensemble porte sur l’impact social de la crise sanitaire de la Covid-19 et du confinement, dans des domaines tels que la santé, l’emploi, les inégalités femmes-hommes, la scolarité des enfants, les pratiques culturelles, etc. Un éclairage est ensuite apporté sur les enfants, sous l’angle des inégalités sociales..
À l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, « Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur » réunit une série de données statistiques sur la réussite comparée des filles et des garçons depuis l’école jusqu’à l’entrée dans la vie active.
L’enquête COCONEL est réalisée par internet. Une fois par semaine, un échantillon d’un millier de personnes, représentatif de la population adulte française, est interrogé avec un questionnaire couvrant divers aspects de la crise actuelle. La présente note détaille les principaux résultats de la sixième vague, qui a été réalisée par l’Ined en partenariat avec le consortium COCONEL. L’enquête a été menée pour cette vague auprès d’un échantillon de 2 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les enquêtés ont été interrogés du 30 avril au 4 mai sur les aspects suivants : conditions de logement ; travail ; enfant et continuité pédagogique ; voisinage et sentiment d’isolement.
Présentation des Etudes démographiques de M. CLaude-Valentin MARIE, conseiller pour l'Outre-mer à l'Institut National des Etudes Démographiques, lors des dernières assises de l'URASS à l'IMS au mois de février dernier en Martinique.
D'ici à 2030, les Antilles compteront plus de séniors de 60 ans et plus, que de jeunes de moins de 20 ans. A peine dix ans plus tard, elles seront les deux "plus vieux départements" de France, elles qui - dans les années 1960 - en étaient les deux plus jeunes. A quoi s'ajoute, pour la Martinique, une très nette décroissance démographique, conséquence d'une très faible natalité et de départs continus des jeunes vers la métropole.
Les migrations et le vieillissement constituent, aujourd’hui, pour les départements d’outre-mer des défis majeurs. D’ici à 2030, la Guadeloupe et la Martinique compteront plus de personnes âgées que de jeunes et, en 2040, la part des plus 60 ans y sera plus importante que dans le Limousin, tenu pourtant pour emblématique du vieillissement de la population française1. Les conséquences socio-économiques de cette dynamique seront d’autant plus importantes, que ces deux régions continuent d’enregistrer le départ en nombre de leurs forces vives : l’émigration des jeunes engagée depuis les années 1960 s’y poursuit et, surtout, de manière de plus en plus sélective.
Les ménages ultramarins consomment moins que ceux de la métropole. Les disparités de dépenses selon le revenu et le profil des ménages y sont plus prononcées. Ainsi, les familles monoparentales et les couples sans enfant ont un niveau de consommation qui s’écarte davantage de la moyenne qu’en métropole. Les principaux postes de dépenses sont identiques dans les DOM et en métropole. Cependant, leur hiérarchie diffère : les transports devancent souvent le logement et l’alimentation. Mayotte fait exception, les ménages consacrent en moyenne un quart de leur budget à l’alimentation.
En France, en 2018, 68 % des enfants mineurs vivent dans une famille « traditionnelle », 21 % vivent dans une famille monoparentale, et 11 % vivent dans une famille recomposée : 7 % avec un parent et un beau-parent et 4 % avec leurs deux parents. Au total, 28 % des enfants résident donc avec un seul de leurs parents. La part des enfants vivant en famille recomposée varie de 7 % en Martinique et dans les Hauts-de-Seine à 17 % en Guyane. Les enfants des familles « traditionnelles » vivent plus souvent à l’Ouest et à l’Est de la France, alors que ceux des familles monoparentales sont très présents dans le pourtour méditerranéen et les départements d’Outre-mer.
Au 1er janvier 2020, la France compte 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2019, la population a augmenté de 0,3 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 141 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.
Au 1er janvier 2019, 363 480 personnes vivent en Martinique. Le solde naturel est légèrement positif. Pour autant, la Martinique perd des habitants chaque année. Le départ des jeunes, qui entraîne un solde migratoire fortement déficitaire et le faible taux de natalité y contribuent. L’espérance de vie reste stable en 2018. Par ailleurs, le nombre de mariages baisse et plus de la moitié des enfants mineurs vivent dans une famille monoparentale
Au 1ᵉʳ janvier 2017, 66 524 000 habitants vivent en France hors Mayotte, soit une croissance moyenne de 0,5 % par an depuis dix ans. La population augmente plus vite dans les communes peu denses notamment celles situées dans la périphérie des principales villes, témoignant ainsi de la poursuite de l’étalement urbain. Les communes densément peuplées connaissent une nette progression de leur densité liée à un excédent des naissances sur les décès. Les communes peu denses attirent de nouveaux habitants, cette attractivité se diffuse sur des territoires de plus en plus éloignés. La croissance des espaces de faible densité concerne 80 % des départements.
En 2017, les ménages résidant en Martinique consacrent la moitié de leur budget aux transports, à l’alimentation et au logement. Les modes de consommation diffèrent selon leurs revenus et leurs caractéristiques et font apparaître trois profils types de consommateurs : les aînés défavorisés donnant la priorité aux dépenses alimentaires, les locataires aux revenus modestes et les actifs en emploi consommateurs de biens de confort. Entre 2011 et 2017, les choix en matière de consommation des ménages ultramarins se rapprochent de ceux des métropolitains, avec notamment un poids des dépenses de transport et des biens de confort en hausse.
En 2019, 15 % des personnes de 15 ans ou plus n’ont pas utilisé Internet au cours de l’année, tandis que 38 % des usagers manquent d’au moins une compétence numérique de base et 2 % sont dépourvus de toute compétence. Ainsi, l’illectronisme, ou illettrisme numérique, concerne 17 % de la population. Une personne sur quatre ne sait pas s’informer et une sur cinq est incapable de communiquer via Internet. Les personnes les plus âgées, les moins diplômées, aux revenus modestes, celles vivant seules ou en couple sans enfant ou encore résidant dans les DOM sont les plus touchées par le défaut d’équipement comme par le manque de compétences.
En 2018, les inégalités et le taux de pauvreté augmenteraient. Selon la méthode d’estimation avancée basée sur la microsimulation, les inégalités de niveau de vie augmenteraient en 2018 : l’indice de Gini augmenterait de 0,005 pour s’établir à 0,294 et le ratio entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes augmenterait de 0,1 pour s’établir à 4,4. Le rapport interdécile serait quasi stable à 3,5. La hausse des inégalités serait surtout liée à la forte augmentation des revenus des capitaux mobiliers désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique, concentrés chez les plus aisés.
En 2017, l’équipement et l’accès au numérique dans les DOM sont proches de ceux de la métropole. La fréquence d’utilisation d’Internet dans les DOM demeure plus faible qu’en métropole. Les différences dans l’accès et l’utilisation selon l’âge, la catégorie sociale ou le diplôme y sont semblables, à ceci près qu’elles sont plus prononcées dans les DOM pour les plus âgés et les moins diplômés. Une personne sur deux déclare des compétences numériques faibles ou moyennes. Le commerce en ligne est assez peu utilisé, à l’inverse des sites des administrations et services publics.
Conçu par le CGET et le CNFPT notamment, le plan national de formation « Valeurs de la République et laïcité » a permis de former plus de 35 000 acteurs de terrain et de sensibiliser 10 000 personnes au principe de laïcité, depuis 2015. Sciences Po Saint-Germain-en-Laye publie une étude qui évalue les résultats et les retours des bénéficiaires, formés en 2018 : agents des collectivités en contact avec le public, éducateurs, animateurs, bénévoles associatifs…
Avec 376 480 habitants au 1er janvier 2016, la Martinique compte 15 827 personnes de moins qu’en 2011. Le départ de nombreux jeunes Martiniquais vers la France métropolitaine est à l’origine du déficit démographique. En 2017, le nombre de décès se rapproche du nombre de naissances. Les mariages sont en hausse.
Au 1er janvier 2019, la France compte près de 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2018, la population a augmenté de 0,30 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 144 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.
À l’entrée dans l’enseignement supérieur, 6 bacheliers sur 10 choisissent une formation dans une autre zone d’emploi que celle où ils résidaient l’année du baccalauréat. Les différences sont marquées entre les territoires. Par construction, les jeunes issus d’un territoire n’offrant pas d’établissement du supérieur sont contraints de se déplacer, soit au sein de l’académie (pour 56 % d’entre eux), soit dans une autre académie (44 %). La moitié d’entre eux déménage pour suivre ses études, l’autre moitié effectue des navettes quotidiennes entre son domicile et son lieu d’étude.
Au 1ᵉʳ janvier 2016, 66 362 000 habitants vivent en France (hors Mayotte), soit une croissance de 0,4 % par an depuis 2011. L’accroissement démographique concerne toutes les régions, à l’exception de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Bourgogne-Franche-Comté. Cependant, le dynamisme démographique s’affaiblit.